Portraits d’engagements locaux et idées reçues sur le bénévolat
Dans l’Oise, l’expérience de bénévolat se vit à tous les âges et dans tous les contextes. Un exemple marquant : Anne, 32 ans, ingénieure à Creil, consacre une soirée par semaine à apprendre le français aux nouveaux arrivants, après avoir elle-même bénéficié de l’aide d’une association il y a quelques années. Ou Alain, instituteur retraité à Méru, qui accompagne les devoirs au sein d’une Maison des Associations.
Loin d’être réservé aux seuls "experts", le bénévolat fonctionne grâce à une multitude de coups de main ponctuels : tenir un stand sur un marché solidaire à Beauvais, aider à la décoration d’un bal local à Nogent-sur-Oise, servir lors d’un vide-greniers… Autant d’activités qui ne demandent aucune compétence technique, mais juste le désir de participer.
Autre idée reçue : le bénévolat, ça prend forcément beaucoup de temps. En réalité, d’après France Bénévolat, 38% des bénévoles français s’impliquent moins de 2h/semaine, et une grande part préfère aider de façon ponctuelle à certains temps forts de l'année (fête de village, Téléthon, collecte alimentaire…).
Le bénévolat à distance et les nouvelles formes d’engagement
La pandémie a accéléré la digitalisation de nombreuses missions bénévoles. Dans l’Oise, il est désormais courant de pouvoir aider une association depuis chez soi : relire des documents, réaliser des visuels pour les réseaux sociaux, organiser une collecte en ligne… Même en zone rurale ou avec peu de mobilité, l’engagement reste possible.